Patrick Valas on Freud and Lacan’s thoughts on Autism

Freud n’a jamais fait usage du terme d’autisme. Lacan, ne l’emploie que 3 ou 4 fois, pour dire que certains sujets ont des difficultés avec les mots, mais il n’isole pas l’autisme comme une entité clinique spécifique. Il ne donne pas la primauté au Symbolique sur tout, et par conséquent pas à l’inconscient, même dans la cure psychanalytique, puisqu’il faut y compter aussi avec l’Imaginaire et le Symbolique.
Freud comme Lacan sont intraitables concernant la définition et l’usage de l’interprétation analytique. iIs s’élèvent et condamnent sans équivoque toute interprétation analytique, qu’ils qualifient de « sauvage » hors de la cure.
Cela n’a jamais empêché des psychanalystes de s’y précipiter. On a connu ça, en France après 1968. Par exemple une « psychanalyse » des évènements de 1968, publiée dans un ouvrage intitulé « L’Univers contestationnaire » d’un nommé André Stéphane (pseudo révélé plus tard de deux psychanalystes Béla Grunberger et Janine Chasseguet-Smirgel). Il y était écrit, entre autres, que les pavés lancés sur les CRS par les étudiants étaient des objets petits a.
Puis un jour on a vu surgir un type, que l’on peut considérer comme un pionnier en la matière. Il s’est mis à « interpréter » les lapsus des hommes politiques, et même à les épingler par des diagnostics empruntés à la nosographie de la psychiatrie classique. Cela lui a réussi, puisque son ambition première était de devenir célèbre.
Et puis après dans cette veine, il y a eu Marie-Claire, Votre Beauté, et toute une série de médias diversement valables.
Des psychanalystes leur ont emboités le pas pour pouvoir y briller, sous le prétexte d’un aphorisme mal compris de Lacan : « L’inconscient c’est la politique ».
Freud a fait quelques excursus, pas toujours heureux, hors de son champ. Son Moïse… et Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci, en témoignent. Lui fallait-il en passer par là pour illustrer ce qu’est le démenti pervers, propre au discours politique, ou bien le souvenir-écran ?
Lacan, pour sa part, va plutôt chercher en dehors de la psychanalyse des bouts de savoir qui permettraient de servir la praxis analytique. Il ne fait pas de psychanalyse de l’art, ni de la religion, ni de quiconque n’est pas venu lui demander une psychanalyse.
A cet égard, je peux livrer ici un scoop, que je tiens de la bouche même de ces deux protagonistes : Pierre Viansson-Ponté, journaliste célébrissime du journal Le Monde avait sollicité Jacques Lacan pour qu’ils écrivent ensemble un livre sur le Général de Gaulle. Lacan a refusé tout net.
Alors que Freud a toujours donné la primauté à la relation de l’enfant au père, comment se fait-il que peu à peu des psychanalystes mettent en avant celle de sa relation à la mère ?
Freud comme Lacan ont toujours affirmé sans équivoque, que les parents ne peuvent pas être tenus pour responsables de ce qui détermine l’enfant à faire des choix, ou à ne pas pouvoir les faire (pour des raisons que nous ne savons pas encore réellement, dés le premier cri, de ce que sera son « orientation subjective ».
De même que le psychanalyste, dans les entretiens préliminaires à son entreprise, procède à « une rectification des rapports du sujet au réel » (lire Freud dans le cas de Dora).
En langage moins rude, cela veut dire, qu’il serait utile pour le patient de trouver une insertion plus solide dans la réalité d’un travail.
Quant à l’enfant il ne saurait lui suffire de venir une fois par semaine à sa séance d’analyse, il a à « apprendre à apprendre ». On appelle cela l’éducation et l’enseignement scolaire.

J’ouvre ici le débat.

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1 Comment

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One response to “Patrick Valas on Freud and Lacan’s thoughts on Autism

  1. noname

    Freud never used the term “autism”. Lacan, employs it only 3 or 4 times, to say that some subjects have difficulty with words, but he does not isolate autism as a specific clinical entity. he does not give primacy to the Symbolic on all, and therefore not to the unconscious, even in psychoanalytic treatment, since there must also reckon with the Imaginary and the Symbolic.
    Freud as Lacan are intractable on the definition and use of analytical interpretation. They both rise and condemn unequivocally any analytical interpretation out of the cure, which they describe as “wild”.
    This has never prevented psychoanalysts to rush into it. It was known that, in France after 1968. For example a “psychoanalysis” of the events of 1968, published in a book entitled “The Universe contestationnaire” of a author called Andre Stephane (later revealed to be the pseudonym of two psychoanalysts Béla Grunberger and Janine Chasseguet-Smirgel). It was statedfor instance, that the stones thrown at the riot police by students were “object little a”.
    Then one day we saw emerging someone who can be regarded as a pioneer in this field. He began to “interpret” the lapse of politicians, and even pin them through diagnostics borrowed from classical nosology of psychiatry. This was successful since his first ambition was to become famous.
    And then in this vein, there was” Marie-Claire”, “Your Beauty”, and a variety of media variously valuable.
    Psychoanalysts have nested on them to feel clever on the pretext of a misunderstanding of Lacan’s aphorism: “The unconscious is politics.”
    Freud made some excursus, not always happily, outside his scope, testified by his Moses… and his” A childhood memory of Leonardo da Vinci” . Had he to go through it to illustrate the perverse denial, specific to political discourse, or the screen memory?
    Lacan, for his part, will rather look outside psychoanalysis for bits of knowledge that would serve the analytic praxis. He does, not psychoanalyses art, or religion, or anyone who did not come and ask for it.
    In this regard, I can deliver a scoop here, that I hold from the lips of the two protagonists: Pierre Viansson-Ponte, famous journalist of Le Monde had requested Jacques Lacan that they write a book together on General Gaulle. Lacan flatly refused.
    While Freud has always given primacy to the child’s relationship to the father, how is it that gradually psychoanalysts emphasize his relationship with the mother?
    Freud and Lacan have consistently stated unequivocally that parents cannot be held responsible for what determines the child to make choices, or not being able to do (for reasons we still do not really know, dice the first cry, what will be his “subjective orientation.”
    Just as the psychoanalyst, in preliminary talks to his business, makes “a correction of reports about the real” (read Freud in the case of Dora).
    In less harsh language, it means, it would be useful for the patient to find a stronger integration in the reality of a work.
    As for the child it cannot be enough to come once a week to his analytic session, he has to “learn to learn”. This is called education and school education.

    I open the debate here.

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